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Dans la brume éthéréenne

le Sam 24 Fév - 23:53
Nous campons non loin du lac d’argent, et Gilead nous a abandonné pour aller à un événement à Sillesa. Une nuit, Karsh nous réveille parce qu’il a entendu des bruits de pas et que la personne a clairement l’air de se cacher.
Il s’avère que c’est un paysan du village voisin, Bertrand, qui avoue avoir voulu nous voler, parce que sa fille Jeannine a été enlevée et que les ravisseurs demandent une rançon qu’il est incapable de payer. Nous le prenons en pitié et lui proposons de l’aider à retrouver sa fille contre le gite et le couvert… et quelques petits suppléments.

Dans le village, Unagi apprend que ce n’est pas la première fois que des jeunes disparaissent du village, mais généralement les gens s’en désintéressent vite. Karsh part en éclaireur vers la cabane où doit avoir lieu la remise de rançon, il s’agit d’un lieu en ruine mais où des gens ont l’air d’être passé récemment. Quant à Romane et moi, nous restons la matinée avec la famille pour en apprendre plus sur Jeannine, mais nous nous rendons vite compte que Bertrand et sa femme comptent surtout sur elle pour faire sa part de boulot, et qu’elle ne sort de chez elle que pour aller de temps en temps vendre leurs marchandises à Sillesa. C’est justement lors d’une de ces excursions qu’elle a disparu, mais le chariot et le cheval sont rentrés à bon port avec la marchandise.
En jouant du shamisen dans le village et en parlant avec les passants, Unagi apprend que les pêcheurs s’inquiètent de la brume qui est sur le lac et qui ne se lève plus depuis quelques temps.

Le soir même, avec Unagi nous accompagnons Bertrand pour la remise de la rançon, en emmenant un sac rempli de cailloux pour simuler l’argent de la rançon, tandis que Karsh et Romane sont cachées près de la cabane pour voir ce qui se passe.
Trois hommes cagoulés attendent sur le lieu du rendez-vous, demandent à voir le butin, mais quand nous demandons à voir Jeannine, ils semblent hésiter et finissent par sortir des dagues. Dès l’arrivée de Karsh et Romane, nous en venons rapidement à bout, mais j’avoue que pour une première entrevue des combats avec Karsh et Romane, je me sens mal, le bruit de craquement des os et le sang qui gicle me rendent malade. Je suis clairement pas habituée à ça et il va falloir que je m’endurcisse.
Pendant que je vomis mon dîner, les autres interrogent le chef du trio (le seul survivant) qui leur avoue qu’il a voulu profiter des disparitions pour essayer d’extorquer des rançons aux familles, mais qu’il ne sait rien de Jeannine et de ce qu’elle est devenue. Romane m’apprend que ce minable a préféré se suicider de honte… en fait je veux même pas savoir.

Le lendemain, nous décidons de faire un peu le tour du lac pour voir ce qui peut causer cette brume, qui semble peu naturelle. Nous finissons par trouver un pêcheur qui accepte de nous prendre dans sa barque le temps qu’il part pêcher, mais il reste près de la rive, de peur de s’échouer sur les hauts fonds s’il s’enfonce dans la brume. Il reconnaît que cela représente un certain manque à gagner, mais ça lui semble plus prudent, vu que les rumeurs prétendent que certaines personnes disparaissent et qu’on ne sait jamais, la brume pourrait être liée à ces disparitions.
Romane arrive à le convaincre de s’enfoncer dans la brume, et à peu près au centre du lac, nous tombons sur une usine apparemment bien gardée et qui a l’air posée sur… rien en fait, c’est assez étrange. Unagi se rend invisible pour aller faire un tour pendant que nous nous approchons des gardes. Lorsqu’ils brandissent leurs armes, je tente de bluffer en disant que nous venons pour commercer de la part de la guilde des ingénieurs. Bizarrement, le bluff a l’air de marcher suffisamment pour que nous rencontrions la patronne, une vieille dame qui est intriguée par ma jambe métallique. Elle m’autorise à rentrer dans l’usine mais demande aux autres (Unagi compris, elle l’a repéré) d’attendre dehors.

A l’intérieur, je vois plein de jeunes gens, dont Jeannine d’après la description de son père, en train de travailler pour apprendre le métier d’ingénieur. C’est impressionnant, on dirait une deuxième université de la guilde. Notre hôte m’apprend qu’elle a été mise à la porte de la guilde des ingénieurs il y a de cela 10 ans, parce que ce milieu était trop fermé, et elle a décidé de monter sa propre entreprise ici, en récupérant des déchets de la guilde qui arrivent par la rivière qui vient de Sillesa. Elle s’est rendue compte que beaucoup de jeunes des environs n’avaient aucun avenir et leur a proposé de les former en ingénierie en les ayant en pension complète. Ils en semblent satisfait, et ceux qui ne sont pas doués en ingénierie deviennent des gardes ou s’occupent des tâches annexes.
Lui disant que je doute en effet que le conseil de la guilde des ingénieurs voit d’un bon œil cette entreprise, je lui promets de n’en parler à personne. En revanche je lui signale que la brume inquiète suffisamment les villageois pour qu’elle ne soit pas à l’abri qu’un jour, des aventuriers viennent avec de mauvaises intentions. Au vu des capacités d’Unagi, elle propose de renoncer à cette brume si le jeune homme lui apprend à rendre invisible son usine. En échange, elle pourrait lui apprendre les bases de la magie éthéréenne.

Lui disant que je ne peux pas répondre pour Unagi, nous revenons vers les autres et elle lui parle de sa proposition. Unagi accepte, tout en prévenant qu’il peut simplement leur apprendre le sort qui permet de rendre une personne invisible, mais qu’il faudrait développer le sort à un autre niveau pour rendre invisible toute une structure. La vieille dame accepte ce marché et nous permet de repartir. Elle nous dit se nommer Elisabeth, et nous savons que nous avons intérêt à rester discrets sur cette découverte, mais que nous pourrons aussi revenir de temps en temps pour qu’Unagi apprenne avec elle.
Une fois hors de portée d’Elisabeth et de ses gardes, je préviens Unagi que l’utilisation de la magie éthéréenne semble faire disparaître la magie élémentaire chez ceux qui la pratiquaient. Par ailleurs, je mets tout le groupe au courant des théories de mon père comme quoi l’utilisation de l’éther pouvait avoir des conséquences sur le corps humain.
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